Projection – « Nature : pour une réconciliation »

Projection – débat | Vendredi 23 janvier 2026 à 19h00

Retour sur la soirée ciné-débat organisée par l’association Serre Vivante et France Nature Environnement Doubs à Fraisans (39) autour du film documentaire Nature : pour une réconciliation, un voyage sensible et engagé au cœur du vivant.

🎥 Film documentaire – Tout public accessible après création d’un compte sur :
https://www.m6.fr/nature-pour-une-reconciliation-p_26779/nature-pour-une-reconciliation-c_13113955
⏱️ Durée : 90 minutes

  • Public : une centaines de personnes étaient présentes
  • Concernant les pratiques agricoles occidentales, autour de 100 000 tonnes de pesticides sont vendues en France par an, alors qu’ils empoisonnent nos agriculteurs, exposent notre santé, polluent les nappes phréatiques et détruisent la biodiversité. Manger local, biologique si possible, devrait être à la portée de tous.
  • Or, dans le nord du Jura, lors d’une assemblée d’une centaine de personnes débattant sur les difficultés rencontrées en raison des changements climatiques, à l’issue du film de Yann Arthus-Bertrand, « Nature, pour une réconciliation » (2025), certains ont exprimé leur difficulté à accéder à une alimentation saine pour des raisons économiques, d’autres ont évoqué le projet de Sécurité Sociale de l’Alimentation, en germe sur Dole comme dans bien des lieux en France, et invitent l’assemblée à contacter une association d’aide, le Serpolet, basé à Dole. Pour refuser l’élevage intensif ou la surpêche industrielle qui vide nos océans, il est ​urgent​ pour nous tous ​de changer de régime. « Consommer moins, mais mieux ! », dit l’un d’entre eux.
  • Loin des collections alignées sur le rythme des saisons, la mode ultra-rapide renouvelle ses collections chaque semaine. Stupéfaite par le chiffre moyen de 42 vêtements neufs achetés en moyenne chaque année par chaque français, une personne témoigne de sa satisfaction à s’habiller avec des éléments de seconde main, généralement de belle qualité, et rappelle que COOPAGIR, sur Dole, ramène vers l’emploi des personnes qui en sont éloignées grâce au tri et à la valorisation de nos textiles. Consommer moins, mais mieux !
  • Certains se disent scandalisés par la campagne publicitaire “Too much”, offensive des industriels de la plasturgie qui avec son slogan “Les emballages plastiques, pas systématiques, mais souvent logiques”, cherche à redorer l’image du plastique en s’appuyant sur des études scientifiques biaisées et à détourner le débat des vraies solutions que sont le réemploi et la généralisation de la consigne. L’industrie de surconsommation est hélas aujourd’hui déconnectée de nos réels besoins …
  • Dans l’assemblée, personne ne conteste que les voyages permettent une ouverture aux autres et sur le monde extraordinaire, c’est une grande richesse. Cependant il est impossible que le transport aérien poursuive son développement sans frein au regard de son impact sur le climat, la biodiversité et notre santé alors qu’on annonce le doublement du trafic d’ici 2034. « Pourquoi le kérosène n’est-il pas taxé comme l’essence de nos bagnoles ? » Il faudrait planter 15 milliards d’arbres, couvrir une surface équivalente aux États-Unis chaque année pour compenser l’ensemble des vols effectués annuellement. Il faut remettre en cause nos façons de penser et de faire société.
  • Une personne a parlé de culpabilité, se rappelant avoir bien profité. Mais les vraies responsabilités sont à rechercher du côté d’un petit groupe de multimilliardaires, ceux qui se sont enrichis de la surconsommation et manipulent encore fort habillement, au travers de puissants lobbies, ceux qui nous gouvernent.​ Cette culpabilité a le bon côté de changer nos modes de vie et nos fonctionnements.
  • ​Un homme passionné de randonnée dans nos campagnes nous dit que son voisin nourrit toute une famille élargie grâce à son potager, puis exprime que « le meilleur levier pour préserver l’environnement c’est l’élaboration des documents d’urbanisme ; par exemple par l’implantation des haies, l’architecture durable, les transports en commun, … ».
  • Un père dit que c’est à l’école que ce film doit être présenté. Rappelons que celui-ci est conseillé à partir de 12 ans. Une jeune ​adolescente a dit la beauté des images mais aussi le côté effrayant de certaines, avant que son jeune voisin confirme : « je ne pensais pas que c’était si pire ! ».
  • Une femme nous dit, « face aux éco-émotions, il est important de ne pas rester isolé.e.s, de parler​, exprimer son ressenti ​à des proches ou des professionnels de santé. Et ​surtout, passer à l’action ​individuelle ou collective est ​le meilleur moyen d’être plus résilient​ et de vivre plus sereinement ».
  • Les échanges se sont poursuivis autour d’une délicieuse soupe préparé​e par les bénévoles des associations partenaires pour l’organisation de l’évènement, avec des légumes locaux, de saison et bio, sans oublier une bonne louche de passion et d’amour.
  • ​Nous vous conseillons alors vivement ce film pour inspirer, mobiliser et donner aux jeunes l’envie d’agir en faveur d’un avenir plus durable​ préservant l’environnement pour les générations à venir.