Saviez-vous qu’il existe plusieurs espèces de hérissons différentes ?

Dans la pénombre des contrées Européennes, on voit tout d’abord se réveiller le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus), le plus commun. Toutefois, lorsque l’on décide de s’aventurer un peu plus à l’Est, on peut avoir la chance d’apercevoir un animal légèrement différent. A première vue, rien d’étrange mais lorsqu’il nous montre son petit ventre, on distingue une petite lueur… C’est son ventre et la tache blanche qu’il possède. En effet contrairement aux hérissons d’Europe, les hérissons des Balkans (Erinaceus concolor), aussi appelés hérissons orientaux, n’ont pas la poitrine brune mais blanche. Si ces deux espèces de hérissons cohabitent en Europe, le hérisson d’Europe occupe plutôt l’Ouest alors que son cousin, le hérisson des Balkans, est surtout retrouvé dans les régions orientales et sudorientales.

Si on distingue surtout ces trois espèces, il est important de savoir que la diversité au sein de la grande famille des hérissons ne s’arrête pas là ! En effet, à la suite des grandes glaciations et des différents isolements subis par les populations de hérissons au cours du temps, certains groupes ont donnés naissances à des sous espèces ! Depuis fort longtemps, et ce bien avant que les études génétiques et archéozoologiques mettent en lumière ces différentes espèces, le hérissons faisait déjà l’objet d’un certain intérêt et de superstitions !

En effet les Égyptiens l’associait, du fait de la forme solaire de ses piquants à Âbâset, une grande déesse hérisson, maîtresse du ciel et gérante des dieux. Le hérisson était alors considéré comme un être capable de protéger les morts. Les Romains, eux, l’utilisaient comme prédicteur météorologique. En effet, chaque 2 février, ils observaient les hérissons sortir de leurs cachettes et si par malheur le hérisson se retrouvait terrorisé par son ombre alors ils annonçaient que l’hiver se prolongerait encore pendant six semaines. Dans le cas contraire, ils annonçaient le début du printemps ! Au Moyen-Âge en revanche, le hérisson se voit attribuer une figure bien plus négative puisqu’il est symbole d’avarice et de sournoiserie. Aristote (IV° siècle avant J-C) l’utilisait pourtant comme métaphore et fait de lui la figure de l’homme prévoyant qui se protège avec ses piquants en se roulant en boule.

Aujourd’hui le hérisson a perdu de son côté mystique mais reste une créature très appréciée des jardiniers de part ces qualités d’anti-limaces vivant. Pas la peine donc de le craindre mais attention tout de même à ne pas trop s’en approcher car comme dit le dicton : qui s’y frotte s’y pique !

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